06 février 2009

La peau lisse

Je ne suis pas convaincu par Benjamin Button. J'admire la mise en scène de Fincher, et son utilisation parfaite des effets spéciaux (l'homme a débuté en filmant des maquettes sur Le retour du Jedi). L'image n'est jamais un problème dans ses films. J'aime moins l'histoire, même si j'adore l'idée. A mon grand dam, j'ai parfois pensé à Amélie Poulain pour le côté "petites choses de la vie qui ont de la valeur". J'aurais préféré un point de vue plus écorché, plus perturbant, sur cette homme qui vieillit à l'envers. L'aspect très classique m'a rebuté. Ceci étant dit, je n'attends qu'une chose : que Fincher touche à nouveau à la science-fiction (Alien 3 ça claque), ou s'intéresse à la Seconde Guerre Mondiale. Ce pourrait être une limonade du tonnerre.

7 commentaire(s) pertinent(s):

Anonyme a dit…

Donc j'économiserai 9 euros en me passant d'aller le voir ici, à 1850 m d'altitude.

Benj a dit…

Il y a d'autres choses à faire à Val d'Isère, en plus.

Moune a dit…

Et qui a vu "Noces rebelles" ? Les montagnards ont de la chance, il y a du soleil à Val d'Isère, pas comme en Bourgogne.

Anonyme a dit…

Le lien avec Benjamin Button ne fonctionne pas.

Anonyme a dit…

OK. Le lien avec Benjamin Buttàn fonctionne.

Anonyme a dit…
Ce message a été supprimé par un administrateur du blog.
Anonyme a dit…

J'ai mis un certain temps à découvrir l'étrange histoire de Benjamin Button. Je n'avais pas lu le roman de Fitzgerald et j'étais absent lors de la première programmation du film au Méliès de Saint-Etienne.
Voici la synthèse de mes réflexions.
Rien à dire sur le sujet, sinon que depuis plusieurs années, la grande production hollywodienne est en panne de scénarios originaux et se réfugie dans l'évocation de ses acquis culturels, tout en enveloppant ses "grands" films d'un parfum nostalgique à la limite de l'écoeurement, à grand renfort de décorateurs et d'accessoiristes zélés.
On a l'impression désormais que tout film des major compagnies se doit d'être un catalogue animée d'antiquités, censé rendre le spectateur plus sensible à un sujet donné par qu'il évoque une époque révolue.

Et ce n'est pas "L'échange" ou "Les noces rebelles" qui infirmeront le propos.

S'il vous plaît, Messieurs les réalisteurs américains des grands studios, et surtout vous, Messieurs les producteurs, rafraichissez votre cinéma.

Simplifiez les décors, congédiez les accessoiristes de musée et tournez à nouveau des films d'aujourd'hui dans les intérieurs et les extérieurs d'aujourd'hui.

Un peu moins de nostalgie, un peu plus de réalisme.

Vous pouvez garder les mêmes excellents acteurs. Pourquoi-pas ?