17 février 2009

Ou comme celui-là qui conquit la Toison

Mardi 17, Vendredi 13, je suis en retard, mais quel panard ! Le chansonnier de la blogosphère, oui messieurs dames ! Trêve de rimes poussives, parlons cinéma, et débutons par... une anecdote. Mon ami Pluton Sapin travaillait à Dijon dans le meilleur video club de la ville, et avait accès à une large videothèque. Un été, nous avons donc lancé la rétrospective Vendredi 13, rue Jean Jacques Rousseau, avec une magnfique k7 VHS recadrée, en français. Une pièce carrée et sombre, une bonne télévision, un son approximatif. Jusqu'au moment où Kevin Bacon meurt, allongé sur son lit superposé. Un superbe bruitage strident et métallique accompagne ce couteau qui lui perfore la gorge. Sur le moment, je ticque, mais le film continue. Celui-ci terminé, nous passons à la cuisine, où nous découvrons la cause de l'instant THX inopiné : au moment précis où Kevin décédait dans d'atroces souffrances, toute une étagère de la cuisine était tombée, brisant la plupart des verres posés dessus. Ballot et magnifique. Ainsi se termine l'histoire de mon premier Vendredi 13 (le narrateur salue).
Le film de Sean S. Cunningham n'est au départ qu'une déclinaison d'Halloween, et compense une absence d'idées par des filles nues et des fumeurs de marijuana. L'identité du tueur est la seule petite surprise, ainsi que le sursaut final. Le fameux Jason ne débarque qu'au deuxième épisode, coiffé d'un sac à patate très seyant. Dans cette version 2009, pas de chichis : on évacue la mère pour laisser la place à l'enfant, qui fourbit sa machette phallique pour empaler des filles de joie. Oui, la règle ne change pas : qui se dénude meurt. Et cette production Michael Bay suit scrupuleusement le cahier des charges. C'est un bonheur de sadisme et d'iconographie horrifique, où l'attardé au masque de hockey règne, doté de pouvoirs quasi-surnaturels. Un monde où les jeunes écervelés vont toujours seuls dans les coins sombres, ces patates ! Une nouvelle version sérieuse, pourtant aussi drôle que l'original, dans son jeu de massacres de belles gueules demeurées. J'exige la suite du remake ! (sic)

1 commentaire(s) pertinent(s):

Plutonsapin a dit…

C'est marrant, je parlais encore de cette anecdote la semaine dernière.
La prochaine fois que tu viens on se le refera, j'ai changé l'étagère de la cuisine..., mais sur grand écran cette fois !