Prêt à rendre + automne rigoureux + jour de récup' = deux films au saut du lit mardi. Au nom du père, d'abord, d'après une histoire véritablement irlandaise. 7 fois nommé aux Oscars en 1994. Tout à fait "oscarisable", effectivement. Et je reste de marbre. C'est un peu bordélique, pas toujours bien réalisé, et oui, Daniel Day-Lewis est un bon acteur. Emma Thompson et Pete Postlethwaite aussi. Mais punaise, qu'est ce que c'est classique. J'ai quand même cédé à l'émotion finale (mais les scènes de foule en liesse ont toujours fonctionné sur moi). Bloody Sunday, c'est pas la même limonade ! Paul Greengrass filme les événement du 30 janvier 1972 à Derry, caméra à l'épaule, façon reporter d'images (Greengrass est journaliste de formation). Si cette réalisation est devenue un poncif du cinéma d'action des années 2000 (Les deux Jason Bourne de Greengrass, et 24, n'y sont d'ailleurs pas étrangers), elle est idéale pour impliquer le spectateur dans cet événement précis. Qui accessoirement fout les glandes. Décidément, j'aime beaucoup Paul Greengrass.
Commencé ce matin :

5 commentaire(s) pertinent(s):
Toujours d'actualité et du domaine cinématographique.
Je sors de la première projection payante du dernier film de Michel Haneke (j'écris Michel, car la prononciation correcte de son prénom Michael est ainsi mieux respectée) et j'en suis tout ému.
Que ce film est beau ! Ses acteurs sont excellents, les dialogues et la narration sont subtils et les images sont superbes.
Décidemment, ce cinéaste est un grand, sensible et sobre de surcroît, ce qui ne gâte rien.
Je recommande cependant à ceux qui ne comprennent pas la langue allemande (pure et intelligible dans ce film il est vrai), de voir "Le ruban blanc" (Das weisse Band) en version française. En version originale sous-titrée, la lecture obligatoire de la traduction font perdre beaucoup d'attention aux images et au son. Mieux vaut donc éviter ce défaut.
Vous avez rectifié de vous même :
la lecture obligatoire de la traduction fait perdre beaucoup d'attention aux images du film de Michael Hanneke.
Pas le temps d'aller au cinéma en ce moment, malheureusement. Haneke me tente un peu. Et sinon, Anonyme, Nicholas Meyer, ça vous dit quelque chose ? Normalement, oui.
A propos de films sur l'Irlande, j'ai découvert à l'occasion d'une sortie scolaire (un ciné-club histoire) Michael Collins, un biopic sur un des héros de la guerre d'indépendance. C'est de Neil Jordan, irlandais lui aussi. Il a eu le Lion d'or en 1996 pour ce film. Historiquement c'est super intéressant, et cinématographiquement pas mal du tout.
Je n'ai pas vu le "Michael Collins" de Neil Jordan et très peu de films dont le scénario a été écrit par Nicholas Meyer.
Cependant, évidemment, je me souviens très bien du premier film que Nicholas Meyer a réalisé lui-même, Le jour d'après (Time after Time),sorti en 1979. C'est un petit chef d'oeuvre d'humour que je recommande à tous les amateurs de culture anglo-américaine.
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