Dans un présent de synthèse, de 3D, de HD, de geek, de noirceur, certains prennent encore le temps de courir sur les poissons. Dans ce monde là, Ponyo sur la falaise propose ce qui manque cruellement à notre réalité numérique dématérialisée : de la poésie, de l'humanité, et de l'eau. L'animation traditionnelle n'a jamais été aussi belle que dans le dernier film d'Hayao Miyazaki, au point qu'on se demande comment Disney a pu enterrer si vite sa formidable puissance d'évocation. De chaque mouvement des corps, du plus petit embrun, naît la vie, la sensation, la narration. Ponyo est un régal visuel, et aucun film d'animation en synthèse n'a jamais été aussi riche. Mais ce qui impressionne le plus, c'est l'équilibre entre la technique et l'histoire. Plus qu'une association, c'est même une symbiose. Il n'y a aucune facilité dans Ponyo, aucune recette : il y a une oeuvre réalisée, maîtrisée, et totalement aérienne, légère. Sans artifice ni couture. De la beauté nue, simple, parfaite.12 avril 2009
Ponyo
Dans un présent de synthèse, de 3D, de HD, de geek, de noirceur, certains prennent encore le temps de courir sur les poissons. Dans ce monde là, Ponyo sur la falaise propose ce qui manque cruellement à notre réalité numérique dématérialisée : de la poésie, de l'humanité, et de l'eau. L'animation traditionnelle n'a jamais été aussi belle que dans le dernier film d'Hayao Miyazaki, au point qu'on se demande comment Disney a pu enterrer si vite sa formidable puissance d'évocation. De chaque mouvement des corps, du plus petit embrun, naît la vie, la sensation, la narration. Ponyo est un régal visuel, et aucun film d'animation en synthèse n'a jamais été aussi riche. Mais ce qui impressionne le plus, c'est l'équilibre entre la technique et l'histoire. Plus qu'une association, c'est même une symbiose. Il n'y a aucune facilité dans Ponyo, aucune recette : il y a une oeuvre réalisée, maîtrisée, et totalement aérienne, légère. Sans artifice ni couture. De la beauté nue, simple, parfaite.04 avril 2009
Freitag ist nicht frei
Vendredi, je ne m'aime pas. Mes fringues sont moches, mes cernes bleues, mes cheveux Playmobil, mon ciel voilé, ma 13 "incident technique". J'arrive en retard à mon travail qui m'ennuie, je baisse la tête (pour avoir l'air d'un coureur), huit heures passent. Rentré, Mme Choco est une éclaircie sur mon front ombrageux, le Perrier citron une pluie printanière. Plus tard, House me fait rire, angoisser un peu aussi (épisode claustro avec Mos Def). La journée est finie. Ce matin, j'ai des couleurs. Mes mots sont à moi seul. Eux et moi, on va se faire un samedi fringant.
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