Juin est épuisant. Oscillations entre fringales carnassières et régime à l'eau, proche et lointain, bien et pas bien. Fatigant. Heureusement, les vacances ne sont plus très loin : amis dans l'estuaire, repos au bord l'eau, élevage de moutons d'écume. En attendant, j'apprends à écouter cette petite voix, ni geek ni chocolat, qui agence les mots et remodèle le monde. Ça n'est pas évident, je me prends souvent les pieds dans le nombril. Et patatra. Une véritable plaie, ces accidents domestiques.
25 juin 2009
24 juin 2009
Arturo Brachetti : la revanche
Le 24 juin, c'est Transformers 2, découvert la semaine dernière en douce au Gaumont Opéra (où j'ai pu croiser Christophe Gans en allant faire pipi). Le nouveau film de Michael Bay est un gros hamburger triple steak bourré de graisse. Un obturateur d'artères. Quand Monsieur Bay fait une suite, il multiplie l'original par 10 (cf. Bad Boys II) : dans celle-ci il case "la plus grosse explosion filmée au cinéma". C'est dire... Si vous n'avez pas aimé le premier, vous détesterez le second, objet filmique assourdissant, étourdissant, abêtissant, et d'autres trucs en -ssant. Claque (pyro-)technique, cette suite est cependant trop longue, très lourde, à des lieues de Star Trek...
ps : j'ai quand même envie de le revoir, hem hem. Parce que bon, c'est ÉNORME.
ps : j'ai quand même envie de le revoir, hem hem. Parce que bon, c'est ÉNORME.
18 juin 2009
Public Service Announcement
G.I. Joe serait dans la mouise : rumeurs de projections test désastreuses, d'un réalisateur viré de la salle de montage, d'un Hasbro mécontent. Toutes très vite démenties par le producteur : les avis du public testé ont au contraire été très positifs, au niveau de ceux du premier Transformers. Tiens d'ailleurs, j'ai vu le numéro 2, je vous en parle bientôt. En attendant, de nouvelles affiches (Snake Eyes, toujours aussi cool).

13 juin 2009
Révolution ?
Super Mario en couverture de Télérama ? Les jeux video auraient-ils gagné leur place dans le coeur de la presse culturo-traditionnelle française ? Quand je vois des couples avec leur(s) DS dans le métro, des familles autour de la Wii, des retraité(e)s sur Professeur Layton et Mario Kart, je pense "Il était temps". Contrairement à ce que dit l'article, ça n'est pas tant que cette industrie soit discrète (elle qui "pèse" plus que le cinéma et la musique), mais c'est qu'elle est souvent méprisée. Après tout, le jeu video est un petit jeune de 40 ans face à un cinéma centenaire, à une littérature ancestrale, etc. Il reste donc plus légitime, surtout en France, de lire un livre ou de voir un film, que de jouer. Moi je m'en fous, je fais tout en même temps. Nous, les joueurs, sommes de plus en plus nombreux. Et les créateurs de jeux de plus en plus exposés par l'industrie (contrairement, encore une fois, à ce que soutient cet article). Valorisés comme des auteurs. De plus, les plateformes des trois géants (Nintendo, Microsoft, Sony) permettent de découvrir des jeux indépendants, produits par des petits groupes, voire quelques personnes, qui prouvent qu'il n'y a pas que des suites à répétition des blockbusters du genre (Call of Duty, Halo, et Mario à toutes les sauces). Flower et Braid en sont de merveilleux exemples. Alors oui, Télérama, Tetris, Super Mario, Sim City, Myst et World of Warcraft sont des jeux fondateurs. Mais le jeu video invente chaque jour, il évolue, il investit, et derrière chaque capitalisation se cache une fleur.
"Véritable histoire" ? Faut bien vendre, mais quand même.
"Véritable histoire" ? Faut bien vendre, mais quand même.
03 juin 2009
Looking for Renaissance
Allons contre-courant, mélangeons le scott et les serviettes. Lycéen, je suis beaucoup allé voir Ken Loach. Il y a pire cinéaste quand on éveille sa conscience politique. Partisan, certes, mais conscient de la misère, de l'injustice, que beaucoup d'entres nous ne connaissent jamais . Land and Freedom, Carla's Song, My Name is Joe, Bread and Roses, The Navigators : je me suis lassé, j'avoue. J'étais toujours d'accord, mais j'avais envie d'autre chose. Looking for Eric m'a réconcilié avec le réalisateur écossais. Il n'a pas changé, mais il me fallait un peu d'humour avant de reboire sa Guiness. Transformé en conscience géniale, Cantona allège la tête de Loach, qui se gargarise de ses maximes, s'envole. Le film reste militant, social, et triste, mais avé l'accent.
Bien avant Ken Loach, j'ai découvert Terminator. Le deuxième épisode est une des mes claques cinéma, qui, avec Star Wars, a fait de moi un geek. Un geek, ça s'entretient. Hollywood l'a bien compris ces dernières années. McG s'est réclamé de James Cameron, déclarant qu'il adorait sa création, ses films, et qu'il serait à la hauteur. Quand on a adapté Drôles de dames, et qu'on s'attaque à Terminator, on a intérêt à s'agenouiller devant les gardiens du Temple. Force est de reconnaître qu'il filme bien, fait de belles images, et que ces scènes d'action envoient du bois. Bois qui compose malheureusement le scénario : si peu de choses à dire, à montrer ! A quoi bon ce Terminator : Renaissance, ce futur, si c'est pour ne rien proposer d'inédit, et, même pire, pour sacrifier le seul (et génial) nouveau personnage. Aucun sens, aucune audace, on est très loin d'un Cantona. Cantonnez-vous à Cameron, et visez la tête. Moi j'ai déjà la mienne.
Bien avant Ken Loach, j'ai découvert Terminator. Le deuxième épisode est une des mes claques cinéma, qui, avec Star Wars, a fait de moi un geek. Un geek, ça s'entretient. Hollywood l'a bien compris ces dernières années. McG s'est réclamé de James Cameron, déclarant qu'il adorait sa création, ses films, et qu'il serait à la hauteur. Quand on a adapté Drôles de dames, et qu'on s'attaque à Terminator, on a intérêt à s'agenouiller devant les gardiens du Temple. Force est de reconnaître qu'il filme bien, fait de belles images, et que ces scènes d'action envoient du bois. Bois qui compose malheureusement le scénario : si peu de choses à dire, à montrer ! A quoi bon ce Terminator : Renaissance, ce futur, si c'est pour ne rien proposer d'inédit, et, même pire, pour sacrifier le seul (et génial) nouveau personnage. Aucun sens, aucune audace, on est très loin d'un Cantona. Cantonnez-vous à Cameron, et visez la tête. Moi j'ai déjà la mienne.
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